Depuis quelques années, une frange de la mouvance laïque, qui se baptise elle-même « laïcité de combat », développe un prosélytisme anti-religieux qui vise essentiellement l'islam et, très accessoirement, les autres religions. Cela nous paraît un très mauvais combat pour la laïcité.
Contre cette dérive,
treize intellectuels ont rassemblé leurs réflexions pour défendre, chacun à sa
manière, et à partir de sa conviction propre, une autre façon de concevoir la
laïcité : positive et démocratique, sans concession ni fadeur. La laïcité ici
présentée organise, dans le respect des lois de notre pays, la cohabitation
pacifique des conceptions religieuses et philosophiques. Elle n’est pas
l’organisation du combat contre les religions. Elle ne peut servir de prétexte
pour justifier la discrimination à l’égard de quelque citoyen(ne) que ce soit.
La laïcité doit être intransigeante sur le principe mais ne peut se faire
croisade sans se renier elle-même.
Dans un monde de plus en plus interdépendant, il nous arrive de nous sentir manipulés par les acteurs dominants que sont les institutions économiques internationales, les entreprises mondialisées, les grands médias ou les principaux responsables politiques. Pour autant, l'homme ordinaire d'aujourd'hui n'est-il vraiment qu'une marionnette comme le prétend toute une partie de la critique de gauche ? Ne sommes-nous pas davantage acteurs qu'on nous le prétend et n'avons-nous pas mieux à faire que de voir partout des manipulations et des "agendas cachés" ? C'est à cette réflexion que nous invitent les auteurs.
Le retour de l’extrême-droite a produit nombre de livres ces quinze dernières années, des plus savants aux plus simplistes. Pourquoi un de plus ? Celui-ci a voulu adopter un angle original : interroger des citoyens sur la manière dont ils réagissent, au quotidien, pour défendre la démocratie contre ceux qui la verraient bien disparaître. Les auteurs ont réuni soixante personnes, réparties en huit groupes spécifiques (par leur milieu professionnel, leur âge, leur situation sociale…) et ont animé la discussion pour faire surgir le maximum d’idées – issues de la pratique quotidienne – sur la valeur de la démocratie et les moyens de la défendre mais aussi sur ses fragilités et ses limites.
Ce sont ces idées, souvent accompagnées d’arguments ou d’anecdotes, qui ont fait la matière principale de ce livre. La synthèse des groupes de discussion est précédée d’un court rappel sur les théories aujourd’hui es plus répandues et d’une bibliographie thématique commentée.
S’il est le fruit d’une recherche rigoureuse, ce texte, écrit simplement et de manière alerte, se veut tout la fois une invitation à la réflexion et un recueil d’exemples pour tous ceux qui s’engagent dans la défense e la démocratie.
Depuis une dizaine d'années, tant les décideurs que les chercheurs en sciences sociales ont pris conscience du fait que la qualité de la vie au sein d'un pays, d'une région, ne se mesure pas seulement en termes de critères économiques.
La santé publique, les performances du système éducatif, la qualité du fonctionnement démocratique dépendent aussi d'un ensemble de facteurs regroupés sous le terme de capital social. Inspiré en particulier des travaux du politologue américain Robert Putnam, le concept de capital social articule trois grandes dimensions : les réseaux de relations sociales au sein desquels sont engagés les citoyens, la confiance mutuelle qui se construit dans ces relations et les normes de coopération qui en émergent. Du point de vue de la théorie du capital social, ces trois dimensions sont articulées entre elles et sont productrices de ressources tant au niveau individuel que collectif.
A partir notamment d'une vaste enquête portant sur 2500 personnes, l'ouvrage présente une première évaluation des différentes dimensions du capital social en Wallonie et des facteurs qui le déterminent au niveau individuel.
Cet ouvrage se veut une première étape dans une démarche d'analyse systématique du capital social en Wallonie et des possibilités qu'il offre pour le développement économique et social de la Région.